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  • Savana Bonnet

Grandes Écoles - CPGE / Université : que choisir ?

La poursuite d’études supérieures est un enjeu majeur qui peut s’avérer stressant et vaste. En effet, comment savoir quoi choisir ? Où aller ? Est-ce payant ? Est-ce que ces études offrent un grand nombre de débouchés ? Ce ne sont là que quelques exemples simples des questions qui peuvent se poser.

Souvent, les CPGE et écoles sélectives, dès la sortie du BAC, seront les filières préférées des lycéens car elles ont meilleure réputation qu’une simple université. Cependant, l’université propose des formations de réelle qualité, qui valent celles des filières sélectives. Mais alors, comment choisir ce qui vous correspond le mieux ?

L’université va vous permettre de développer votre projet au fil de vos études. En effet, si vous êtes perdus, ou avec une idée, mais floue, de votre avenir, l’université permet d’avancer tout en vous proposant des passerelles en cas d’évolution de ce projet de départ.

Les Grandes Ecoles vont, quant à elles, proposer dès le commencement un encadrement important et une ambiance de soutien envers leurs étudiants. Souvent composées de réseaux d’anciens et de différents bureaux, elles offrent rapidement cette entraide afin d’assurer un confort étudiant.


SciencesPo Paris - Crédit photo L'étudiant

C’est pourquoi, à côté, une université peut faire peur. Pas d’encadrement, une autonomie totale, pas ou peu de devoirs, l’étudiant laissé face à sa propre responsabilité. Cependant, ce qu’il est souvent oublié de mentionner, c’est le nombre important d’associations qu’il est possible de rejoindre afin de faire partie d’une communauté, mais également des sports, qui peuvent être proposés sur le campus.

L’encadrement de l’étudiant se retrouve. Seulement au niveau personnel, cela demandera une démarche de votre part tandis que, dans les Grandes Ecoles, la démarche est faite pour vous.


Université Toulouse Capitole - Crédit photo La Tribune

Les formations universitaires peuvent souvent être perçues comme peu qualitatives de par la non-sélectivité à l’entrée, mais cela est erroné. En effet, souvent, notamment en université de droit, l’entrée en Licence est autorisée à toute personne montant son dossier sur « Parcoursup » et ayant eu son BAC.

Cependant, même s’il n’est pas questions de concours, de prépas au préalable ou de frais coûteux d’inscriptions, la sélection est là. Elle se retrouve au niveau des examens par un brassage considérable des étudiants et, notamment, pour la première année. En effet, toujours sur l’exemple de l’université de droit, cela se situe généralement autour de 40% de réussite en première année (un pourcentage variant en fonction des établissements). La sélection est bien présente, toujours dans le même but que peuvent poursuivre les Grandes Ecoles, celui d’assurer une qualité de formation.

Toutefois, la « réelle » sélection intervient à la fin de la licence (BAC+3) dans le cas où vous souhaitez poursuivre vos études en master (BAC+4/5). En effet, avec la réforme appliquée depuis 2018, la sélection s’effectue dès le Master 1 et non pour le Master 2, comme antérieurement. Arrivée à ce stade, la formation peut rejoindre les aspects de celle proposée dans une Grande Ecole : un nombre limité de places (environ 25 places par Master, pour la fac de droit de Toulouse, par exemple), un réseau accru, une sélection stricte à l’entrée ainsi qu’un encadrement rétablît notamment pour l’insertion professionnelle à ce niveau, etc.

Cependant, l’université ne peut pas correspondre à tout le monde. En effet, cette grande liberté laissée sera soit très bénéfique, soit très compliquée à gérer. C’est pourquoi, une Grande Ecole, en plus d’une qualité certifiée d’enseignement, peut assurer un environnement plus stable et sécurisant pour les étudiants ayant réussi à passer les concours, examens ou sélections d’entrée !

Une autre différence se situant sur les frais d’inscriptions. En effet, pour des Grandes Ecoles, certaines d’entre elles peuvent représenter un certain coût. Les universités, quant à elles, présentent des frais d’inscriptions très minimes, voire gratuits pour les boursiers. Attention, des diplômes universitaires complémentaires et certains masters peuvent être proposés, payants, eux !

Quelques chiffres concernant l’insertion des deux :

  • Selon la Conférence des Grandes Ecoles de 2019 : 9 diplômés sur 10 ont trouvé une activité professionnelle moins de 6 mois après l’obtention de leur diplôme.

  • Selon une enquête de l’Enseignement supérieur : plus de 85% des étudiants obtiennent un emploi 18 mois après l’obtention de leur diplôme (cela diffère en fonction du diplôme préparé, les étudiants en Master pouvant atteindre plus de 90%)

Les deux présentant des formations de qualité et des encadrements autant similaires sur certains aspects que différents sur d’autres, vous saurez trouver lequel vous correspond le mieux ! Ne vous fermez pas d’opportunités si vous en avez la possibilité.

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